Les cadres sont globalement satisfaits mais la moitié d’entre eux veut quand même bouger. La faute à leurs managers et aux salaires .
Zoom sur les résultats du 22e baromètre Cadremploi, réalisé en partenariat avec l’Ifop .
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Carole Ferté, directrice des études de Cadremploi, parle de la détresse des cadres qui sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter leurs entreprises en 2023 à cause des chefs


La grande majorité des cadres (80%) s’estiment « satisfaits » de leur situation professionnelle. Néanmoins, les « insatisfaits » sont plus nombreux cette année (+6%) que l’an passé. La grogne gagne aussi chez les cadres : si 22% restent « très satisfaits » de leur travail, soit un chiffre stable par rapport à l’année dernière, les cadres qui se déclaraient « plutôt satisfaits » (58%) ont pour certains basculé dans l’insatisfaction (20%).

Que mettent en cause ces 20% de cadres insatisfaits ? Le manque de sens au travail ? L’inanité de leurs missions ? Pas vraiment. Ils citent en premier le management (27%) et la rémunération (25%). Comprenez : j’aime mon travail mais je ne me sens pas assez reconnu par ma hiérarchie, ni assez bien payé.

Les envies de bouger retrouvent leur niveau de 2018. Malgré les difficultés économiques, il y a désormais autant de cadres qui se disent ouverts aux opportunités (44%, + 6pts vs. juillet 2022), que de cadres qui souhaitent rester dans leur entreprise (45%, - 6pts).

Sans surprise, les premiers candidats au départ sont les cadres insatisfaits de leur situation professionnelle actuelle (58%), mais également ceux dont les perspectives peuvent être plus importantes : les managers et les catégories aisées. Pour eux, changer d'entreprise apparaît comme une perspective plus valorisante que de rester en place.

Ceux qui consultent les offres d'emploi sont plus nombreux que l'an passé (47% contre 42% l’an dernier), et leurs recherches se concentrent sur leur région.

Le phénomène des « salariés boomerang » prend de l'ampleur si l'on en croit les cadres interrogés : 1 cadre sur 10 (9%) déclare être parti puis revenu dans son entreprise, tandis que la moitié de ceux qui ont assisté au retour d’un de leur collègue seraient tentés de le faire (52%).

Il faut dire que cette décision permet notamment d’améliorer sa situation financière selon 61% des répondants (82% chez ceux quoi l’ont fait).