GPEC La CFTC signe mais restera vigilante. mai 2019

15 mai 2019


Pour la CFTC, les personnes qui partiront doivent pouvoir le faire dans de bonnes conditions mais celles qui restent doivent bénéficier d’encore plus d’attentions. La CFTC a donc poussé la direction à proposer des conditions de départ décentes et à donner des garanties sur la pérennité des 1600 postes restants et sur les projets à venir.
Le PASS Retraite a été amélioré (augmentation du taux mensuel et sur le bonus de l’ICDR, rachat de trimestres), le congé de mobilité a été rallongé.
Du côté de l’emploi, des engagements, à faible horizon, ont été donnés sur la nouvelle vocation du site de Grenoble, que la CFTC suivra avec attention.



Un engagement sur l’emploi qui reste peu lisible dans le portefeuille projets actuel

L’ensemble des projets affichés est bien maigre et sans visibilité au-delà de 18 mois, il ne reflète pas l’ambition de Schneider d’aller dans la transformation numérique de « l’usine à projets d’Electropole ».
Cette roadmap très pauvre est justifiée par la direction par des cycles stratégiques à l’échelle d’une année ! Peut-on encore appeler cela de la stratégie ?
Selon la direction : « la signature de l’avenant doit permettre un renouvellement de compétences qui est vital pour la survie des emplois », à croire que Schneider a besoin d’un plan de départs pour recruter 115 personnes et rajeunir la pyramide des âges, mais rassurez-vous… : « les compétences du groupe sont bien en Europe et en France ».


ULa CFTC sera exigeante sur le respect et le suivi de l'accord

​Cet accord, étant basé sur le volontariat, signalez-nous toute pression qui pourrait être exercée sur vous pour vous pousser à accepter ce plan.
La CFTC réclamera le suivi régulier, détaillé (job codes, âges, affectations…) accompagné d’une transparence totale au sein des CSE concernés pour vérifier l’atteinte des objectifs fixés dans tous les parcours (retraites, congés de mobilités, Pass requalification) et bien sûr les embauches réalisées en contrepartie.
Cet accord minimaliste, bien que très en retrait des attentes de la CFTC, permettra à des salariés proches de la retraite, ou avec un projet professionnel de quitter l’entreprise dans des conditions décentes sans être extraordinaires. C’est malheureusement l’unique opportunité de faire rentrer du sang neuf et de nouvelles compétences
Depuis 1 an, la CFTC, s’inquiète de la fuite de projets vers la Chine et l’Inde, elle agit pour protéger les personnes mises en mobilité forcée. Ce plan est une solution d’accompagnement, certes peu ambitieuse, en réponse à la protection collective des salariés en difficulté qui devrait remettre un peu de sérénité au sein d’Energy Management.