Comment SCHNEIDER ELECTRIC vous propose de financer sa nouvelle stratégie. mai 2019

03 mai 2019



Pour faire d’ELECTROPOLE un pôle mondial dans les architectures numériques et les technologies sans fil, SCHNEIDER ELECTRIC affirme avoir besoin de « se débarrasser » de 250 personnes (25% d’OATAM, 75% d’ingénieurs et cadres). En contrepartie 115 embauches externes seraient réalisées.

Les différentes propositions de la Direction ne nous semblent pas à la hauteur des enjeux.

La dernière réunion prévue le 7 mai prochain devrait être l’épilogue à cette négociation avec toujours le même fil conducteur : financer cette restructuration « sur le dos » des salariés.


Avec le « Parcours transition retraite » certains seniors seront perdants !

Au vu de la pyramide des âges, 160 personnes au maximum pourraient prétendre à ces dispositifs sous
réserve d’être réellement éligibles au vu des restrictions de la direction.

➢ Formule « PASS retraite »
La CFTC a estimé l’écart de salaire entre la proposition de la Direction et la situation actuelle en fonction du temps restant avant votre départ à
la retraite à taux plein.
Dans les 3 tableaux vous pouvez comparer le salaire (en nombre de mois) qui serait payé par Schneider selon que vous partiez dans le plan proposé ou dans le système actuel en prenant votre ICDR en temps (tableau 2) ou en argent (tableau 3). Ces exemples de tableaux concernent des salariés qui auraient 4 mois d’ICDR. Celle-ci variant de 0,5 mois à 6 mois suivant l’ancienneté.
Si vous ne vous retrouvez pas, contactez-nous pour connaître votre situation.
Exemple : Monsieur DURAND, 60 ans, 32 ans d’ancienneté, 4 mois d’ICDR pourrait partir avec une retraite à taux plein à 62 ans. Il perdrait 5,2 mois de salaire en acceptant la proposition de la Direction !





➢ Formule « Rachat de trimestre »
La Direction propose d’aider à financer le rachat de trimestre du salarié ayant déjà 62 ans et à qui il manque
des trimestres. Schneider financerait 100% du rachat de 6 trimestres au titre du taux et de la durée
d’assurance ainsi que 2 trimestres complémentaires à 50%.
Pour Rappel : la loi permet le rachat en une seule fois de 1 à 12 trimestres manquants au titre d’années
d’études supérieures ou d’années de cotisations incomplètes.
La majorité des cadres, entrés sur le marché du travail à 23 ans et plus auront un déficit de cotisations à 62
ans. Etonnamment la Direction refuse de cumuler le rachat de trimestre avec le Pass Retraite. Sans cette
possibilité, le nombre de départs volontaires sera bien inférieur à 160.
L’ICDR du salarié partant par anticipation doit être abondé, car lui aussi voit ses revenus baisser.
La CFTC demande :
- Un abondement beaucoup plus élevé de l’ICDR
- La possibilité de cumuler le PASS Retraite et le rachat de trimestres


Un « Parcours de requalification » sous-estimé et au rabais

50 personnes sont potentiellement éligibles à ce parcours de formation qualifiante de plusieurs mois avec d’ores et déjà des quotas par fonction. Les salariés identifiés pour la suivre seront prioritairement reclassés au sein d’Energy Management ou au sein du groupe.
50 personnes formées sur 1600 salariés c’est clairement insuffisant et peu ambitieux.
Pour la CFTC le potentiel, les compétences et la motivation des salariés du périmètre sont un vrai vivier qui pourrait être valorisé si SCHNEIDER voulait s’en donner les moyens.
L’écart de compétences pour faire d’Energy Management un champion de « l’énergie connectée » ne se fera pas avec la seule requalification de 50 personnes sauf si les roadmaps restent définitivement vides !

Le « congé de mobilité » : une aide à ceux qui veulent partir

Une proposition qui aidera ceux qui veulent partir (plus de 10 ans d’ancienneté) pour créer ou reprendre une entreprise, travailler ailleurs ou entreprendre une formation de reconversion. Ils pourront obtenir un congé de mobilité payé 65% d’une durée de 12 à 18 mois selon l’ancienneté, l’âge et le temps de travail posté, avec un bonus entre 3000 et 10000€ selon les situations.
A l’issue du congé de mobilité le salarié sera licencié et percevra l’indemnité conventionnelle de licenciement, fonction de son statut, ancienneté et âge.
Un plan qui manque d’ambition si Schneider veut devenir un champion de l’électricité connectée
​Ces propositions ne concerneront qu’un petit nombre de personnes.

Un plan qui manque d’ambition si Schneider veut devenir un champion de l’électricité connectée

Pour la CFTC, ce plan est très en-dessous de ce que pourrait offrir SCHNEIDER. Au vu de ses résultats économiques, ce n’est pas aux salariés de payer la volonté de productivité de l’entreprise. Avec ce plan peu attractif et limité dans le temps (mi 2019 au 1er août 2021) la Direction prend le risque de ne pas atteindre le nombre de volontaires attendus, que se passerait-il alors ?
La signature de ce plan minimaliste serait un « chèque en blanc » à la Direction qui pourrait l’étendre sans autres formalités aux autres entités du groupe.
La présentation d’évolution du site et des offres à venir convainc peu la CFTC qui s’interroge sur l’avenir des 1600 personnes qui resteront au sein de cette entité.