Les premiers détails du projet de restructuration des usines GSC en France ont été présentés aux organisations syndicales en CSE Central. Pour Chasseneuil, les négociations commenceront le 30 septembre. Quant aux 3 sites normands, ils devraient être regroupés sur un nouveau site à proximité du centre de distribution d’Evreux.
Le projet ‘’NExT Normandie’’ a pour but d’abaisser les coûts industriels sur le nouveau site pour les rapprocher de ceux des usines du groupe en Asie.
Cette baisse des coûts s’appuiera sur la suppression de la plupart des flux inter-usines, sur l’optimisation des coûts de structure (en particulier l’équipe de management : 25 postes vont disparaitre), sur la mise en commun de certains investissements mais aussi grâce à l’automatisation et à la modernisation des lignes.
D’ici 2030, le nouveau bâtiment de 40 000 m² accueillera les 750 salariés, pour la production des contacteurs TeSys (Le Vaudreuil), les fabrications de composants (Beaumont-le-Roger) et la R&D de la variation de vitesse (STIE).
Il réunira aussi certaines expertises du groupe (laboratoires, centre de formations, centre d’outillage) et deviendra ainsi une vitrine pour les clients en devenant un pôle d’excellence industrielle en Europe.
Les performances environnementales du site ainsi que la qualité des conditions de travail des salariés seront au cœur du projet.
Cet investissement industriel de 150 M€ est conditionné à l’obtention d’un accord sur le temps de travail qui doit être validé d’ici fin 2026 pour une mise en œuvre en 2030 !
L’allongement potentiel des trajets des salariés et la volonté de la direction d’homogénéiser les horaires de travail dans le cadre d’un accord de modulation sont les points critiques du projet.
- Le nouveau site se situera à plus de 30 km des anciens sites de Beaumont-le-Roger et du Vaudreuil, et à 17 km du site de STIE. 470 personnes (sur les 580 salariés de BLR et LV) verront leur trajet domicile/travail allongé.
- Des accords de performance avaient été négociés sur ces sites conduisant à des horaires différents et à des modalités de récupération/paiement des heures non homogènes.
Un plan d’accompagnement de cette transformation va être négocié sur la base de l’accord de GEPP
L’évolution des emplois nécessitera des qualifications complémentaires, notamment sur les nouvelles technologies (IA, robotisation…). A ce jour, 80 postes sont identifiés comme étant menacés et 62 recrutements sont envisagés.
Le plan prévoit également le reclassement des salariés avec les outils type Pass requalification, Pass retraite…
La direction assure vouloir mettre tout en place pour que le maximum de salariés intègre le nouveau site car leurs compétences sont précieuses