Activité partielle en juin... Contraintes sur la prise de congés cet été... Où est la logique ?

17 juin 2020

Depuis le début du confinement, les salariés sont écartelés entre la nécessité de réaliser leurs objectifs et l’obligation de prendre des congés, auxquels s’ajoutent souvent des journées d’activité partielle (= chômage partiel).

Des décisions incompréhensibles à l’heure de la reprise

La mise en place de l’activité partielle, que Schneider justifie par la baisseincompréhensibles à l’heure de la repris du chiffre d’affaires, n’a pas de sens au niveau global car la charge de travail de certains salariés n’a pas diminué.
Les salariés, mis subitement en télétravail, ont rempli leur mission sans faillir et parfois dans des conditions difficiles (logement trop petit, enfants à garder…).
Aujourd’hui, en plus de la prise de congés obligatoire, la mise en activité partielle accentue la détresse de certains salariés. En effet, les objectifs annuels n’ont pas été modifiés malgré tous ces jours non travaillés.
Pour ne pas se connecter pendant l’activité partielle, certains collaborateurs se sont crus obligés de travailler les week-end ou 12 heures par jour pour tenter de compenser ce «temps perdu».
Malgré la volonté initiale de la direction de traiter le sujet de façon globale et homogène sur le territoire, chaque entité a finalement imaginé ses propres règles qui conduisent à des situations ubuesques pour le business :
• L’activité partielle a été supprimée chez France Ops, mais l’obligation de 8 JRTT à fin juin est maintenue : comment répondre aux objectifs du Plan de Conquête Commerciale (PCC) dans ces conditions-là !
• Dans certaines LoB, l’activité partielle reste imposée alors que les salariés continuent à souffrir d’une charge excessive de travail ! Et au final, ces LoB, sont dans l’incapacité d’assister le commerce puisque, elles, en plus des congés, elles sont en activité partielle !
Les managers concernés souhaiteraient que l’activité partielle ou l’obligation de prise de JRTT soient supprimées ; mais la direction refuse de les entendre.
L’activité partielle commence à avoir des effets secondaires, notamment avec des répercussions sur la prise des congés payés cet été :
• limitation des congés à 2 semaines en août
• suppression de RTT déjà posés en juin pour compenser l’activité partielle
Aujourd’hui, les salariés, qui sortent épuisés de cet épisode de confinement, ne demandent qu’à travailler mais de façon équilibrée et en préservant leur liberté d’organiser leur congés d’été à leur convenance.
Si la direction refuse de changer de cap, cela confirmerait clairement que la logique des décisions est purement financière.


La CFTC demande à la direction :
• d’annuler toute activité partielle
• de réajuster les objectifs 2020 des entretiens de performance en concertation avec les salariés
• de gérer les congés d’été en bonne intelligence et avec bienveillance



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